Cookies

Avec votre accord, nous mesurons la fréquentation du site et affichons certains contenus de services tiers. Les cookies nécessaires à son fonctionnement restent actifs. En savoir plus sur les cookies

Préférences
Veille
Urbanisme

Loi Littoral – Extension d’une construction existante – Extension de l’urbanisation – Appréciation par rapport à l’état de la construction initiale (oui)

Saisi par le tribunal de Bastia, le Conseil d’État rend le 30 avril 2024 un avis sur l’agrandissement d’une construction en commune littorale.

Saisi par le tribunal de Bastia, le Conseil d’État rend le 30 avril 2024 un avis sur l’agrandissement d’une construction en commune littorale.

Dans un avis du 30 avril 2024 (n° 490405), le Conseil d’État livre une appréciation de l’application de la loi Littoral aux demandes d’extension d’une construction existante.

En l’espèce, le Conseil d’État a été saisi par le tribunal administratif de Bastia, lequel avait à se prononcer sur le refus du maire de délivrer un permis modificatif portant, dans une commune littorale, sur un projet d’agrandissements d’une construction existante.

La question se posait de savoir si, en application de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme dans sa version applicable au litige, lequel disposait que « l’extension de l’urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants soit en hameaux nouveaux intégrés à l’environnement », ce projet devait être apprécié au regard de la construction existante résultant de la délivrance de l’autorisation d’urbanisme initiale ou de la dernière autorisation accordée au pétitionnaire.

Les juges de la haute juridiction rappellent qu’une extension présente en principe un caractère limité par rapport à la taille de la construction existante et à sa proportion. La modification portant sur l’agrandissement d’une construction existante ne saurait être regardée comme une extension de l’urbanisation.

Le Conseil d’État a ensuite précisé que l’agrandissement envisagé s’apprécie par comparaison avec l’état de la construction initiale. Ne sont pas pris en compte les éventuels agrandissements intervenus ultérieurement.

Enfin, il procède à une distinction selon que les constructions soient antérieures ou non à la loi du 3 janvier 1986 (loi Littoral). Il précise ainsi que pour les constructions antérieures à cette loi, le caractère de l’agrandissement envisagé s’apprécie par comparaison avec l’état de la construction à la date d’entrée en vigueur de cette loi.

"2. En adoptant ces dispositions, le législateur a entendu interdire en principe toute opération de construction isolée dans les communes du littoral. Toutefois, le simple agrandissement d’une construction existante, c’est-à-dire une extension présentant un caractère limité au regard de sa taille propre, de sa proportion par rapport à la construction et de la nature de la modification apportée, ne peut être regardé comme une extension de l’urbanisation prohibée par ces dispositions.
3. Le caractère de l’agrandissement envisagé s’apprécie par comparaison avec l’état de la construction initiale, sans qu’il y ait lieu de tenir compte des éventuels agrandissements intervenus ultérieurement.
4. S’agissant toutefois des constructions antérieures à la loi du 3 janvier 1986, le caractère de l’agrandissement envisagé s’apprécie par comparaison avec l’état de la construction à la date d’entrée en vigueur de cette loi."

avis CE, 30 avril 2024, Cne de Porto Vecchio, n° 490405

À lire aussi

Dans la même veille.

Opérations foncières et d’aménagement : le Conseil d’État (20 mai 2026) juge leur compatibilité au regard de tout le SCoT, pas d’un objectif isolé.
Planification
26/06/2026

Schémas de Cohérence Territoriale – Opération foncière ou d’aménagement (art. L. 142-1 et R. 142-1 c. urb.) – Rapport de compatibilité – Appréciation globale à l’échelle du SCoT

Opérations foncières et d’aménagement : le Conseil d’État (20 mai 2026) juge leur compatibilité au regard de tout le SCoT, pas d’un objectif isolé.

Par
Fanny Clerc
Nicolas Jarroux
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Le Conseil d’État ouvre le permis de régularisation après achèvement au pétitionnaire, en cas de recours contre le permis initial.
Urbanisme
26/06/2026

Permis de construire de régularisation : son obtention en cas de contentieux et après achèvement

Le Conseil d’État ouvre le permis de régularisation après achèvement au pétitionnaire, en cas de recours contre le permis initial.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.
Urbanisme
24/04/2026

Permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale – Avis négatif de la CNAC rendu postérieurement à la délivrance du permis de construire – Compétence en premier et dernier ressort de la cour administrative d’appel (oui)

Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.

Par
Virginie Marcelin
Lire l’article
→
Sursis à statuer ZAN et consommation d’ENAF : ce que précise le tribunal administratif de Rennes dans son jugement du 2 avril 2026.
Planification
03/04/2026

Sursis à statuer ZAN et consommation d’espaces naturels : les précisions du tribunal administratif de Rennes

Sursis à statuer ZAN et consommation d’ENAF : ce que précise le tribunal administratif de Rennes dans son jugement du 2 avril 2026.

Par
Fanny Clerc
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Aires de stationnement d’un commerce : voies de desserte et cheminements piétons internes comptent dans la surface, juge le Conseil d’État le 25 mars 2026.
Urbanisme
03/04/2026

AEC/ AECi – Surfaces affectées aux aires de stationnement annexes d’un commerce – Comptabilisation des voies de desserte des places de stationnement et des cheminements piétons (oui)

Aires de stationnement d’un commerce : voies de desserte et cheminements piétons internes comptent dans la surface, juge le Conseil d’État le 25 mars 2026.

Par
Virginie Marcelin
Lire l’article
→
Préemption urbaine : le juge vérifie la réalité du projet à la date de la décision, pas la date de sa réalisation effective.
Foncier
03/04/2026

Droit de préemption urbain : la date certaine de réalisation du projet d’aménagement

Préemption urbaine : le juge vérifie la réalité du projet à la date de la décision, pas la date de sa réalisation effective.

Par
Clara Bellegarde
Lire l’article
→
Le guide ministériel sur les destinations des PLU(i), non opposable mais éclairant, retient l’ouverture à « tout public » pour classer ces locaux.
Urbanisme
03/04/2026

Destinations et sous-destinations – Guide ministériel – Modification – Professions libérales

Le guide ministériel sur les destinations des PLU(i), non opposable mais éclairant, retient l’ouverture à « tout public » pour classer ces locaux.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Article L. 600-5-1 : le Conseil d’État, en Section (31 mars 2026), n’exclut pas de régulariser un permis sur un terrain devenu inconstructible.
Urbanisme
03/04/2026

Permis de construire – L. 600-5-1 – Evolution du PLU – Terrain inconstructible – Régularisation impossible ? (non)

Article L. 600-5-1 : le Conseil d’État, en Section (31 mars 2026), n’exclut pas de régulariser un permis sur un terrain devenu inconstructible.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Usine de recyclage des plastiques : le Conseil d’État (6 février 2026) relève les éléments qui caractérisent son importance pour la transition écologique.
Urbanisme
20/03/2026

Art. L. 300-6-2 CU – Projet d’intérêt national majeur – Usine de recyclage chimique des plastiques (Oui)

Usine de recyclage des plastiques : le Conseil d’État (6 février 2026) relève les éléments qui caractérisent son importance pour la transition écologique.

Par
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Vente d’un bien d’une commune : le Conseil d’État (16 mars 2026) admet l’abrogation de la délibération quand les conditions suspensives échouent.
Foncier
20/03/2026

Délibération approuvant une cession sous conditions suspensives – Acte créateur de droit (oui) – Abrogation si les conditions, non remplies, sont insusceptibles de l’être dans le délai imparti ou un délai raisonnable (oui)

Vente d’un bien d’une commune : le Conseil d’État (16 mars 2026) admet l’abrogation de la délibération quand les conditions suspensives échouent.

Par
Guillaume Castagnino
Lire l’article
→
Le Conseil d’État (13 mars 2026) applique à l’article L. 442-14 sa solution de février : la promesse sous condition suspensive vaut division effective.
Urbanisme
20/03/2026

Lotissement – Division effective – Promesse sous condition suspensive d’obtention d’un permis de construire (oui)

Le Conseil d’État (13 mars 2026) applique à l’article L. 442-14 sa solution de février : la promesse sous condition suspensive vaut division effective.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
L’article R. 163-10 c. urb., modifié par le décret n° 2026-117, met fin à la procédure autonome d’abrogation des cartes communales couvertes par un PLU(i).
Planification
06/03/2026

Décret n° 2026-117 du 20 février 2026 – Art. R. 163-10 c.urb. – Approbation d’un PLU(i) – Abrogation automatique de la ou des cartes communale(s) préexistante(s) sur le territoire qu’il couvre (oui)

L’article R. 163-10 c. urb., modifié par le décret n° 2026-117, met fin à la procédure autonome d’abrogation des cartes communales couvertes par un PLU(i).

Par
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Contact

Un projet à défendre ?

Premier échange gratuit, en visio, de 15 à 30 minutes. Dites-nous où en est votre projet : nous vous disons si nous sommes les bons interlocuteurs.

La veille, une fois par mois
Un thème, une page, directement dans votre boîte.