Cookies

Avec votre accord, nous mesurons la fréquentation du site et affichons certains contenus de services tiers. Les cookies nécessaires à son fonctionnement restent actifs. En savoir plus sur les cookies

Préférences
Veille
Urbanisme

Permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale – Avis négatif de la CNAC rendu postérieurement à la délivrance du permis de construire – Compétence en premier et dernier ressort de la cour administrative d’appel (oui)

Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.

Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.

La société Platinium Center a obtenu un permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale après que la commission départementale d’aménagement commercial de la Guyane a émis un avis favorable tacite sur le projet de construction d’un magasin à l’enseigne de Monsieur Bricolage, sur la commune de Rémire Montjoly en Guyane.

Toutefois la commission nationale d’aménagement commercial a émis postérieurement à la délivrance du permis de construire, un avis défavorable sur le projet.

Le Conseil d’État rappelle qu’en application des dispositions de l’article L. 752-17 du code de commerce et de celles de l’article L. 425-4 du code de l’urbanisme, un permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale ne peut être délivré qu’après avis favorable de la commission départementale d’aménagement commercial ou, le cas échéant, celui de la Commission nationale d’aménagement commercial.

Il précise qu’il est ainsi recommandé à l’administration de ne pas délivrer les permis de construire avant l’expiration des délais de saisine ou d’auto-saisine de ces commissions dès lors que l’avis défavorable de la CNAC qui se substitue à celui de la commission départementale entrainerait l’illégalité du permis de construire.

Enfin il rappelle qu’aux termes de l’article L. 600-10 du code de l’urbanisme, que les cours administratives d’appel sont compétentes pour connaitre en premier et dernier ressort des litiges relatifs au permis de construire tenant lieu d’autorisation d’exploitation commerciale.

Dans ces circonstances, il juge que les cours administratives d’appel, ne sont compétentes en premier et dernier ressort que sur les permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale ce qui apparait être le cas lorsque la commission départementale d’aménagement commercial a rendu un avis favorable bien que celui-ci ait été postérieurement, à la délivrance du permis de construire, remis en cause par un avis négatif de la CNAC.

6. Il résulte des dispositions citées aux points 2 à 5 que les cours administratives d’appel ne sont, par exception, compétentes pour statuer en premier et dernier ressort sur un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire, aussi bien en tant qu’il vaut autorisation de construire qu’en tant qu’il vaut autorisation d’exploitation commerciale, que si ce permis tient lieu d’autorisation d’exploitation commerciale. Il résulte des termes mêmes de l’article L. 425-4 du code de l’urbanisme qu’un permis, même délivré pour un projet soumis à autorisation d’exploitation commerciale en vertu de l’article L. 752-1 du code de commerce, ne peut jamais tenir lieu d’une telle autorisation lorsque le projet faisant l’objet de la demande de permis de construire n’a pas été, au préalable, soumis pour avis à une commission départementale d’aménagement commercial et, le cas échéant, à la Commission nationale d’aménagement commercial. En revanche, un permis de construire délivré pour un projet soumis à autorisation d’exploitation commerciale sur avis favorable de la commission départementale d’aménagement commercial vaut une telle autorisation, même si ce projet a fait l’objet, postérieurement à la délivrance du permis, d’un avis négatif de la Commission nationale d’aménagement commercial se substituant à l’avis favorable de la commission départementale. L’intervention de l’avis défavorable de la commission nationale a pour effet de rendre illégal dès son édiction le permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale ainsi délivré. Les personnes mentionnées à l’article L. 752-17 du code de commerce ont alors qualité pour former, devant la cour administrative d’appel territorialement compétente, un recours pour excès de pouvoir contre ce permis dans les conditions définies par l’article L. 600-1-4 du code de l’urbanisme.

CE, 8 avril 2026, Monsieur Bricolage, n° 497528

À lire aussi

Dans la même veille.

Opérations foncières et d’aménagement : le Conseil d’État (20 mai 2026) juge leur compatibilité au regard de tout le SCoT, pas d’un objectif isolé.
Planification
26/06/2026

Schémas de Cohérence Territoriale – Opération foncière ou d’aménagement (art. L. 142-1 et R. 142-1 c. urb.) – Rapport de compatibilité – Appréciation globale à l’échelle du SCoT

Opérations foncières et d’aménagement : le Conseil d’État (20 mai 2026) juge leur compatibilité au regard de tout le SCoT, pas d’un objectif isolé.

Par
Fanny Clerc
Nicolas Jarroux
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Le Conseil d’État ouvre le permis de régularisation après achèvement au pétitionnaire, en cas de recours contre le permis initial.
Urbanisme
26/06/2026

Permis de construire de régularisation : son obtention en cas de contentieux et après achèvement

Le Conseil d’État ouvre le permis de régularisation après achèvement au pétitionnaire, en cas de recours contre le permis initial.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.
Urbanisme
24/04/2026

Permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale – Avis négatif de la CNAC rendu postérieurement à la délivrance du permis de construire – Compétence en premier et dernier ressort de la cour administrative d’appel (oui)

Le Conseil d’État (8 avril 2026) recommande à l’administration d’attendre l’expiration des délais de saisine de la CNAC avant de délivrer le permis.

Par
Virginie Marcelin
Lire l’article
→
Sursis à statuer ZAN et consommation d’ENAF : ce que précise le tribunal administratif de Rennes dans son jugement du 2 avril 2026.
Planification
03/04/2026

Sursis à statuer ZAN et consommation d’espaces naturels : les précisions du tribunal administratif de Rennes

Sursis à statuer ZAN et consommation d’ENAF : ce que précise le tribunal administratif de Rennes dans son jugement du 2 avril 2026.

Par
Fanny Clerc
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Aires de stationnement d’un commerce : voies de desserte et cheminements piétons internes comptent dans la surface, juge le Conseil d’État le 25 mars 2026.
Urbanisme
03/04/2026

AEC/ AECi – Surfaces affectées aux aires de stationnement annexes d’un commerce – Comptabilisation des voies de desserte des places de stationnement et des cheminements piétons (oui)

Aires de stationnement d’un commerce : voies de desserte et cheminements piétons internes comptent dans la surface, juge le Conseil d’État le 25 mars 2026.

Par
Virginie Marcelin
Lire l’article
→
Préemption urbaine : le juge vérifie la réalité du projet à la date de la décision, pas la date de sa réalisation effective.
Foncier
03/04/2026

Droit de préemption urbain : la date certaine de réalisation du projet d’aménagement

Préemption urbaine : le juge vérifie la réalité du projet à la date de la décision, pas la date de sa réalisation effective.

Par
Clara Bellegarde
Lire l’article
→
Le guide ministériel sur les destinations des PLU(i), non opposable mais éclairant, retient l’ouverture à « tout public » pour classer ces locaux.
Urbanisme
03/04/2026

Destinations et sous-destinations – Guide ministériel – Modification – Professions libérales

Le guide ministériel sur les destinations des PLU(i), non opposable mais éclairant, retient l’ouverture à « tout public » pour classer ces locaux.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Article L. 600-5-1 : le Conseil d’État, en Section (31 mars 2026), n’exclut pas de régulariser un permis sur un terrain devenu inconstructible.
Urbanisme
03/04/2026

Permis de construire – L. 600-5-1 – Evolution du PLU – Terrain inconstructible – Régularisation impossible ? (non)

Article L. 600-5-1 : le Conseil d’État, en Section (31 mars 2026), n’exclut pas de régulariser un permis sur un terrain devenu inconstructible.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
Usine de recyclage des plastiques : le Conseil d’État (6 février 2026) relève les éléments qui caractérisent son importance pour la transition écologique.
Urbanisme
20/03/2026

Art. L. 300-6-2 CU – Projet d’intérêt national majeur – Usine de recyclage chimique des plastiques (Oui)

Usine de recyclage des plastiques : le Conseil d’État (6 février 2026) relève les éléments qui caractérisent son importance pour la transition écologique.

Par
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Vente d’un bien d’une commune : le Conseil d’État (16 mars 2026) admet l’abrogation de la délibération quand les conditions suspensives échouent.
Foncier
20/03/2026

Délibération approuvant une cession sous conditions suspensives – Acte créateur de droit (oui) – Abrogation si les conditions, non remplies, sont insusceptibles de l’être dans le délai imparti ou un délai raisonnable (oui)

Vente d’un bien d’une commune : le Conseil d’État (16 mars 2026) admet l’abrogation de la délibération quand les conditions suspensives échouent.

Par
Guillaume Castagnino
Lire l’article
→
Le Conseil d’État (13 mars 2026) applique à l’article L. 442-14 sa solution de février : la promesse sous condition suspensive vaut division effective.
Urbanisme
20/03/2026

Lotissement – Division effective – Promesse sous condition suspensive d’obtention d’un permis de construire (oui)

Le Conseil d’État (13 mars 2026) applique à l’article L. 442-14 sa solution de février : la promesse sous condition suspensive vaut division effective.

Par
Nicolas Jarroux
Lire l’article
→
L’article R. 163-10 c. urb., modifié par le décret n° 2026-117, met fin à la procédure autonome d’abrogation des cartes communales couvertes par un PLU(i).
Planification
06/03/2026

Décret n° 2026-117 du 20 février 2026 – Art. R. 163-10 c.urb. – Approbation d’un PLU(i) – Abrogation automatique de la ou des cartes communale(s) préexistante(s) sur le territoire qu’il couvre (oui)

L’article R. 163-10 c. urb., modifié par le décret n° 2026-117, met fin à la procédure autonome d’abrogation des cartes communales couvertes par un PLU(i).

Par
Perrine Bosc
Lire l’article
→
Contact

Un projet à défendre ?

Premier échange gratuit, en visio, de 15 à 30 minutes. Dites-nous où en est votre projet : nous vous disons si nous sommes les bons interlocuteurs.

La veille, une fois par mois
Un thème, une page, directement dans votre boîte.